alors voilà le fameux texte, j'ai fait ce que j'ai pu^^
« Arrête de le fixer, il va te voir ! » Ce n’est qu’en recevant ce mot de Caro, camouflé dans le tube de tipex que je me rendis vraiment compte que mes yeux ne pouvaient se décrocher de Thomas, mon ex.
Nous étions ensemble depuis trois ans (et des poussières), jusqu’à la semaine dernière. C’était lundi, comme tous les matins, à peine descendue du bus, je me précipitais vers le garage à vélos pour le serrer dans mes bras et lui dire bonjour, lui faire comprendre combien il m’avait manqué ce week-end… Mais je le sentais distant, en lui déposant un léger baiser sur les lèvres.
« Quelque chose ne va pas mon cœur ? Demandais-je
-Non, tout va bien. » Son ton le contredisait, mais je n’insistais pas, je respectais le fait qu’il ne veuille rien me dire pour le moment, il est de nature si secrète. Je suis alors partie, vers la salle de classe, seule et démoralisée : un contrôle de bio m’attendait. J’avais l’impression depuis mon réveil que cette journée se passerait mal, je pensais que je raterais simplement ce contrôle ; je me trompait lourdement. Je m’assaillais, sortais les affaires : ma trousse et deux feuilles doubles. La prof distribua les sujets, puis quand tout le monde eut le sien, elle déclara qu’on pouvait retourner les feuilles. « Ouais, pensais-je, le seul truc que j’ai pas révisé ! » Je suis donc restée devant une feuille blanche, pendant deux heures, réfléchissant à la tectonique des plaques, songeant que ce n’était pas du tout mon jour de chance. La première sonnerie retentit, rapidement suivie de la deuxième ; je suis alors sortie en coup de vent, un seul souhait : rejoindre Tom. C’était la récré, il y avait du beaucoup de monde sous le préau, il pleuvait. Quand je le trouvais enfin, il n’y avait plus que cinq minutes de pause. J’arrivais derrière lui, lui prenant une main. Il se déroba. Je ne comprenais alors pas très bien, que c’était-il passé ce week-end ?
« Vas-tu enfin me dire ce qui ne va pas ?
-Mais rien ne va plus, Céline. J’ai l’impression de ne pas vivre, d’être prisonnier ! Avant, je laissais faire, mais là, j’étouffe. Ce n’est plus possible, toi et moi…
-Mais ça fait trois ans, tu ne peux pas tout détruire comme ça…Je t’aime !
-Je suis vraiment désolé, je ne veux pas te faire de mal, seulement, je croit que je ne t’aime plus, depuis bien trop longtemps.
-Je pensais que nous serions toujours ensemble, que nous étions faits l’un pour l’autre…
-Je suis désolé, Céline, vraiment… »
Je n’en reviens toujours pas, à cause de lui, ma vie s’est écroulée, elle n’a plus aucun sens, au début, je n’avais même plus envie de vivre. Mes parents en ont aussi subit les conséquences, je ne mangeais plus, je ne parlais plus, je passais mon temps à pleurer. Quand ils ont commencé à parler de psychologue, j’ai piqué une crise, cassant tout ce que j’avais à portée de main. J’étais si mal. Puis je me suis laissé faire, je me suis calmée. Ils ne m’ont plus jamais parlé du psy, depuis une semaine du moins.
Aujourd’hui, en lisant ce mot, je suis devenue consciente du fait que je ne l’oublierais pas tout de suite, ça mettrait du temps. D’après ce qu’on m’a dit, il s’est trouvé une nouvelle copine, elle s’appelle Isabelle je crois. Ca me fait mal au cœur, mais je sais que je dois passer à autre chose, me remettre au sport, à la gymnastique, mon activité préférée. Une rupture, c’est réellement dur à surmonter, mais c’est possible, je me porte mieux de jours en jours, j’oublierais la tristesse que j’ai ressentie. Il faut croire que ce n’était pas l’homme de ma vie…