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elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Lybaëlle Ven 20 Juil - 16:25 | |
| alors voici le début de mon roman de fantasy, intitulé Lybaëlle Chapitre 1: la fuite Depuis les hautes falaises qui bordaient la mer des Alizées la vue était magnifique. Surtout un jour de tempête, quand les vents venus du Nord-est courbaient les grands arbres et donnaient aux vagues ondoyantes la possibilité de s'approcher du Pic. Cette immense avancée rocailleuse au coeur de la mer, qui n'était accessible que par un pont de corde et de bois, suspendu au-dessus de la profondeur des déferlantes. La tempête qui arrivait ferait des ravages, Lybaëlle en était persuadée, c'était son don, comprendre les éléments, presque jusqu'à faire corps avec eux. Une rafale d'une violence impressionnante lui fouetta le visage, faisant danser ses cheveux roux autour de sa tête. On aurait dit un lion, dévoilant toute la splendeur de sa crinière de feu. Une mèche vint se rabattre sur sa joue, elle l'envoya valdinguer en compagnie des autres, dans un grâcieux mouvement vers l'arrière. La jeune fille regardait les flots gris s'écraser sur la roche dans un jet d'écume. Seule, à cette hauteur, rien ne laissait croire qu'il y avait d'autre humains sur Terre, rien ne laissait croire qu'elle n'était pas la maîtresse du vent ou de l'océan. Ses yeux bleus, habituellement innocents et doux révélèrent la rage et la force insoupçonnée d'un jeune loup, lorsque son regard se tournait vers le ciel, rapidement suivi de ses mains blanches. Lybaëlle laissa sa fureur prendre le dessus, exploser avec la pluie qui commençait alors à s'abattre. Puis, comme si elle était la victime d'un intense épuisement, elle s'écroula sur un sol humide. Elle se releva difficilement, puis quitta le Pic, s'engageant sur le pont branlant. Elle avait un sourire sardonique accroché aux lèvres. « Mais que fait-elle? Ca fait des heures qu'elle est partie! », Vahne, le chef du village remuait dans tous les sens, il s'inquiètait. « Si dans une heure elle n'est toujours pas rentrée, j'enverrai des hommes la chercher! », gronda-t-il de nouveau en regardant par la fenêtre. Le vent était si fort, que tous les villageois barricadaient leurs portes et fermaient leurs volets. Les rafales emportaient des brins de pailles qui se séparaient des toits de chaûme, on priait pour les ardoises n'en fassent pas autant. Dans les étables, les bêtes beuglaient, térrorisées, elles hurlaient à la mort. L'agitation régnait dans tout Vraren accompagnée d'une vague de tension, les Vrareniens attendaient leur oracle. Lassé de cette désastreuse vision, Vahne vint s'assoir auprès de son épouse, Helena, profitant ainsi de la chaleur de feu qui dansait dans l'âtre. Helena restait concertrée sur son tricot, camouflant tant bien que mal ses larmes, elle avait si peur. Depuis bientôt seize ans elle s'occupait de la jeune fille, elle était comme sa fille, elle l'avait élevée comme tel, mais maintenant qu'elle était oracle, rien n'était plus comme avant. Tous les membres du Conseil oubliaient que ce n'était qu'une enfant. Bien qu'elle ai le rang accordé aux grands magiciens du village, elle était la même qu'il y a quinze ans, quand Helena l'avait adoptée, après qu'on l'ai trouvée aux portes du village, perdue. La jeune oracle avait toujours cherché des bases, des références, des repères, que ses parents adoptifs lui donnaient, quand ils le pouvaient. Allongée sur le chemin, Lybaëelle sentait sa mort approcher à grands pas. La pluie lui fouttait le visage, elle était en sang. Cela faisait une demi heure qu'elle tentait de se rapprocher du village en rampant, mais une de ses jambes l'empêchait de se mouvoir, elle était cassée. Elle abandonnait petit à petit ce monde, il ne devait pas être fait pour elle. Sa naissane n'avait pas était acceptée par ses parents, elle était orpheline. Aussi étrange que cela puisse paraître, il lui semblait se souvenir de ce jour où elle fut receuilli par un des hommes du village, près des portes. Dés qu'Helena avait croisé son regard, elle avait adoptée, risqué son mariage. Elle aurait sacrifié sa vie pour ses deux petits yeux bleus. Lybaëlle se demandait ce qu'allait être la vie d'Helena sans elle, elle ne le supporterait certainement pas. Lybaëelle devait survivre! Pour sa mère. Elle inspira, donna un mouvement des bras pour se traîner en avant , et fini par soupirer bruyament, ne s'étant déplacé que de quelques centimètres. Elle commençait à perdre tout espoir, et puis, une lueur apparut au bout du chemin, une lanterne! Une ombre approchait, une silhouette haute aux épaules carrées, celles d'un homme, qui de plus travaille de ses mains. Elle le reconnu aussitôt. « Vahne! Cria-t-elle aussi fort qu'elle pu. Je suis là! -Lybaëlle! C'est toi! -Biensûr que c'est moi! Qui d'autre sortirait par cette tempête? -Bah, moi par exemple. Ne bouge pas, j'arrive. » Il était là, plus qu'à quelques mètres, Lybaëlle était sauvée. Il posa sa lanterne par terre. Elle éclairait son visage quand il se penchait vers elle, il avait un air sévère, remontant les sourcils en signe de désaprobation, puis son côté rieur reprit le dessus, il souria. « Ça ne te va pas d'être en colère, ourson! -Je sais, mais je ne suis pas content pour autant. Ses gros traits pateaux se tendirent un peu. Imagine, on a failli perdre notre deuxième oracle en six mois. Le village n'aurait pas supporter, et puis, pense à Helena, elle t'aime tant, et moi aussi, admit-il en baisant ses grands yeux noirs. Bon partons avant que le gros de la tempête arrive. » Il lui donna la lanterne, puis la prit dans ses bras. Ils rentraient vers le village, Lybaëlle souffla, elle avait eu si peur. La porte de la maison s'ouvrit, le vent s'engouffra dans la pièce, éteignant le feu. Dans un murmure, Lybaëlle le ralluma, il brillait deux fois plus qu'avant leur brusque entrée. Helena se tourna vers sa fille et son mari. voilà, je posterai la suite plus tard. |
|  | | Dubh Leabhar Admin

Nombre de messages: 66 Age: 16 Localisation: Sur une planète appelée "Terre"... Date d'inscription: 08/05/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Dim 22 Juil - 13:37 | |
| Waw  !!! personnellement, j'ai a-do-ré ! J'aime beaucoup le thème, tu as un chouette style d'écriture, et j'avais vraiment l'impression de voir la scène se dérouler devant mes yeux (ça ne m'arrive qu'avec les TRES bons textes...) Il y a juste un petit truc qui me chiffone : comment a-t-elle pu se perdre alors qu'elle n'avais même pas un an ? A moins que j'ai mal compris... Mais si j'ai bien compris, alors je pense qu'abandonnée conviendrait mieux... Mais bon, ce n'est qu'un avis personnel... Vivement la suite !!! |
|  | | elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Dim 22 Juil - 13:43 | |
| merci beaucoup, c'est vraiment très gentil. par "perdue" je voulais dire que c'était ses parents qui l'avaient perdue mais tu as raison, peut être qu'abandonnée conviendrait mieux. |
|  | | elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Lun 23 Juil - 20:02 | |
| et mainteant... la suite!^^ « Mais que fait-elle? Ca fait des heures qu'elle est partie! », Vahne, le chef du village remuait dans tous les sens, il s'inquiétait. « Si dans une heure elle n'est toujours pas rentrée, j'enverrai des hommes la chercher! », gronda-t-il de nouveau en regardant par la fenêtre. Le vent était si fort, que tous les villageois barricadaient leurs portes et fermaient leurs volets. Les rafales emportaient des brins de pailles qui se séparaient des toits de chaume, on priait pour les ardoises n'en fassent pas autant. Dans les étables, les bêtes beuglaient, terrorisées, elles hurlaient à la mort. L'agitation régnait dans tout Vraren accompagnée d'une vague de tension, les Vrareniens attendaient leur oracle. Lassé de cette désastreuse vision, Vahne vint s'asseoir auprès de son épouse, Helena, profitant ainsi de la chaleur de feu qui dansait dans l'âtre. Helena restait concentrée sur son tricot, camouflant tant bien que mal ses larmes, elle avait si peur. Depuis bientôt seize ans elle s'occupait de la jeune fille, elle était comme sa fille, elle l'avait élevée comme tel, mais maintenant qu'elle était oracle, rien n'était plus comme avant. Tous les membres du Conseil oubliaient que ce n'était qu'une enfant. Bien qu'elle ai le rang accordé aux grands magiciens du village, elle était la même qu'il y a quinze ans, quand Helena l'avait adoptée, après qu'on l'ai trouvée aux portes du village, perdue. La jeune oracle avait toujours cherché des bases, des références, des repères, que ses parents adoptifs lui donnaient, quand ils le pouvaient. Allongée sur le chemin, Lybaëelle sentait sa mort approcher à grands pas. La pluie lui fouettait le visage, elle était en sang. Cela faisait une demi heure qu'elle tentait de se rapprocher du village en rampant, mais une de ses jambes l'empêchait de se mouvoir, elle était cassée. Elle abandonnait petit à petit ce monde, il ne devait pas être fait pour elle. Sa naissance n'avait pas était acceptée par ses parents, elle était orpheline. Aussi étrange que cela puisse paraître, il lui semblait se souvenir de ce jour où elle fut recueillie par un des hommes du village, près des portes. Dés qu'Helena avait croisé son regard, elle avait adoptée, risqué son mariage. Elle aurait sacrifié sa vie pour ses deux petits yeux bleus. Lybaëlle se demandait ce qu'allait être la vie d'Helena sans elle, elle ne le supporterait certainement pas. Lybaëelle devait survivre! Pour sa mère. Elle inspira, donna un mouvement des bras pour se traîner en avant, et fini par soupirer bruyamment, ne s'étant déplacé que de quelques centimètres. Elle commençait à perdre tout espoir, et puis, une lueur apparut au bout du chemin, une lanterne! Une ombre approchait, une silhouette haute aux épaules carrées, celles d'un homme, qui de plus travaille de ses mains. Elle le reconnu aussitôt. « Vahne! Cria-t-elle aussi fort qu'elle pu. Je suis là! -Lybaëlle! C'est toi! -Bien sûr que c'est moi! Qui d'autre sortirait par cette tempête? -Bah, moi par exemple. Ne bouge pas, j'arrive. » Il était là, plus qu'à quelques mètres, Lybaëlle était sauvée. Il posa sa lanterne par terre. Elle éclairait son visage quand il se penchait vers elle, il avait un air sévère, remontant les sourcils en signe de désapprobation, puis son côté rieur reprit le dessus, il souri. « Ça ne te va pas d'être en colère, ourson! -Je sais, mais je ne suis pas content pour autant. Ses gros traits pateaux se tendirent un peu. Imagine, on a failli perdre notre deuxième oracle en six mois. Le village n'aurait pas supporté, et puis, pense à Helena, elle t'aime tant, et moi aussi, admit-il en baisant ses grands yeux noirs. Bon partons avant que le gros de la tempête arrive. » Il lui donna la lanterne, puis la prit dans ses bras. Ils rentraient vers le village, Lybaëlle souffla, elle avait eu si peur. La porte de la maison s'ouvrit, le vent s'engouffra dans la pièce, éteignant le feu. Dans un murmure, Lybaëlle le ralluma, il brillait deux fois plus qu'avant leur brusque entrée. Helena se tourna vers sa fille et son mari. « Lybaëlle, ma chérie, tu saignes! « C'est rien Helena, je me suis fait mal à la jambe. Lybaëlle savait pertinemment qu'elle était cassée, mais elle ne voulait pas inquiéter sa mère plus encore. Je m'en remettrai vite. « Viens quand même t'asseoir, tu dois être si fatiguée... -Oh, oui! » Lybaëlle s'assit à côté de sa mère adoptive et s'endormit vite. Lybaëlle se réveilla dans une pièce qu'elle ne connaissait pas. Au bout de quelques minutes, elle constata qu'elle n'était pas seule, il y avait de nombreux lits dans cette chambre. Une grande femme brune approcha d'elle, elle portait la longue robe violette des guérisseurs, la jeune fille comprit alors, elle était dans un hôpital. « Bonjour Lybaëlle, je suis Vérala, ta guérisseuse, je dois t'avouer que ta jambe était vraiment abîmée, comment as tu fais ça? -Euh... Bonjour... Je ne sais pas vraiment, je suis tombée, sûrement sur un rocher et j'ai rampé, jusqu'à ce que Vahne vienne me chercher en fait, je ne rappelle plus très bien. -Ce n'est pas grave, de toute façon, tu es guérie. Ton père s'attendait à ce genre de réaction. -Mais quelle réaction? -Cette amnésie bien sûr, il m'a dit qu'après un choc tu te protégeais de cette façon, c'était pareil quand Helena t'as adopté, tu savais déjà parler, mais la seule chose de ton passé que tu as su dire, c'était ton nom, ensuite tu as répété sans cesse pendant des jours: « je ne sais pas, je ne sais plus », ils ont alors arrêter de te questionner. -Ils ne m'en avaient jamais parlé! -Je sais, c'était pour ta sécurité, ils craignent toujours que tu partes à la recherche de ton passé... -Mais je n'aurais jamais fait une chose pareille... -Si, tu l'aurais fait. Vahne venait d'entrer dans la pièce. Alors jeune fille, comment tu vas? -J'ai mal partout, surtout à la tête et aux jambes, la gauche principalement. -Elle était cassée, ajouta Vérala. -Je m'en doutais. J'ai l'habitude, avec les chevaux. » Vahne était le forgeron et maréchal ferrant de Vraren, souvent on lui emmenait des chevaux à ferrer parce qu'ils marchaient mal, mais en fait, il avaient les os des membres brisés, souvent le canon. Les pauvres bêtes étaient souvent abattues. « Très bien, maintenant elle est soignée, elle peut rentrer chez vous, mais elle aura encore du mal à marcher durant un mois. -Je pense que je vais vous la laisser encore une semaine ou deux, sinon, Helena ne la lâchera pas, et ce n'est pas une bonne idée, elle ne se porte pas vraiment bien en ce moment. -Revenez cette après midi, je vais lui préparer une dédoction pour la soulager, j'espère que ce sera utile. -Merci et au revoir. -Au revoir. -Au revoir, ourson! » Vahne pensait à sa femme en rentrant chez lui. Depuis des années, elle était atteinte d'une maladie qu'aucun des guérisseurs du village ne connaissaient, il devrait l'emmener à Tholgor, la capitale du Royaume, mais Helena ne supporterait pas le voyage à pied ou en selle, il lui fallait une diligence, ou prendre le bateau, à Drazt. Mais ce voyage coûtait cher, Vahne ne pouvait pas le payer, il économisait. Une autre solution existait, mais elle était plus dangereuse: les Elfes. Ils auraient sûrement le remède idéal, mais leurs forêts étaient lointaines et truffées de bêtes monstrueuses, et ils étaient si capricieux et insensibles, Vahne les méprisait, plus pour raisons inconnues que pour leur caractère, mais il se refusait tout de même de risquer la vie de sa femme, pour se rendre compte que des êtres qui ne connaissaient ni mort, ni misère ne l'aiderait pas, car ils n'en avaient pas envie, ou pour une autre de leurs raisons incompréhensibles, comme, « c'est votre destin de mourir un jour ». Toutefois, il envisagerait cette visite s'il ne pouvait pas se rendre à la capitale. Ainsi songeait-il en poussant la porte de sa maison. Dans la rue tout le monde rafistolait les dégâts causés par la tempête, deux jours auparavant. Helena s'activait aux fourneaux. « Elle ne peut pas rentrer, c'est ça? J'avais préparé son plat favori. -Ne t'inquiète pas, elle est guérie. C'est juste qu'elle encore un peu faible et... -Mais une bonne part de viande au fromage lui ferait le plus grand bien! -Calme toi, Helena. Tiens donne moi ça et vas te mettre à table. Vahne désignait une grande cuiller en bois. - Je peux le faire toute seule, merci. De toute façon, c'est prêt. Apporte donc la gamelle à table, je vais chercher du pain. » Vahne obéit, servit deux part et s'installa. Helena ne revenait pas. Il s'inquiétait, elle pouvait avoir fait une autre crise. Mais elle revint, la mine noire. « Que se passe-t-il? Ça ne va pas? -Si, ça va, mais que font les mercenaires du roi dans le village? -Comment ça les mercenaires? » Helena montra la fenêtre du doigt, Vahne se précipita pour regarder au travers et sortit de la maison. Il se tenait devant sept cavaliers, montés sur de grands chevaux bais, leurs armures étaient sombres, d'une teinte verdâtre. Sur leurs heaume, la marque du roi, une créature légendaire: un cheval à la tête et la crinière de lion, le Chelial, un animal d'une violence redoutable d'après les légendes. Le cavalier qui semblait le chef de l'expédition ôta son casque de guerre. Il était l'homme le plus laid que Vahne n'ai jamais vu: son visage portait d'innombrables balafres, un de ses yeux avait été crevé, il lui manquait toute une partie de la lèvre inférieure. Il était chauve, avec une fine tresse noire sur le côté droit, ornée d'une perle verte, ce qui révélait le rang de capitaine de la garde royale. « Il était répugnant! Expliqua Vahne à sa femme après parlé à Francis, l'homme en question. Il est capitaine de la garde royale, pas moins! -Mais que cherche-t-il? -Lybaëlle, ils veulent Lybaëlle. Enfin, leur roi veut notre fille. -Non! Hurla Helena, mais pourquoi, comment connaissent-ils son nom? -En fait, ils ne le connaissaient pas. -Qu'est-ce que tu veux dire? -Ils m'ont demandé si nous comptions parmi les notre une jeune fille d'une quinze d'années, Humaine, mais portant un nom elfique. -Non ça ne peut pas être lié à... -J'ai bien peur que si. » Lybaëlle dormait paisiblement dans sa chambre de l'hôpital de Vraren, si toutefois on pouvait appeler ça un hôpital. Il y avait trois guérisseurs, tous très talentueux. Celle qui s'occupait de Lybaëlle était la meilleure, elle avait été apprentie oracle avant de choisir cette voie de la magie qu'on appelle la magie blanche, celle qui offre le don de soigner.Vérala s'était prit d'affection pour la jeune fille, bien qu'elle ne la connaissait que depuis deux jours, on pourrait même presque dire deux heures, c'est-à-dire le temps qu'elle était restée éveillée. Dans une pièce attenante à la chambre, elle préparait la potion qu'elle avait promise à Vahne, Vérala n'avait jamais vu un cas comme celui de Helena, la pauvre femme avait régulièrement des crises de fièvre qui la faisait tomber dans le coma, et aucun des guérisseurs du village ne savait quoi faire, seule cette potion à base d'herbes aromatiques semblait permettre d'espacer les crises, qui étaient néanmoins de plus en plus fréquentes. Elle était plongée dans ses pensées quand elle ajouta le dernier ingrédients à la décoction: des feuilles de basilic. Elle remua doucement, puis ferma le flacon avec un bouchon de chêne liège. Elle sortit de la pièce, s'assura que Lybaëlle dormait et se mit sur le chemin de la forge. Vérala était sortie depuis dix minutes quand Lybaëlle se réveilla, il y avait du bruit dans la chambre à droite de la sienne. Par chance, son lit était collé au mur, qui n'était pas très épais, elle entendait toute la conversation. « ...Une jeune fille au nom elfique vous dîtes? Oui, nous en avons une ici, Lybaëlle... » Mais que lui voulait cette voix grave qu'elle entendait résonner? « Voilà, c'est ça, Lybaëlle, le roi veut l'avoir à ses côtés. -Mais pourquoi, elle n'est qu'une petite campagnarde? -C'est au sujet d'une prophétie, ou truc dans le genre... Bon, où est-elle? -Dans la chambre d'à côté, venez, c'est par ici... » Lybaëlle n'avait de temps pour réfléchir, elle sauta de son lit, sans ménager sa jambe. Une cape était accrochée au mur, elle s'en saisi et s'enfuit par la fenêtre, prenant soin d'atterrir sur sa jambe non cassée. Elle eut la bonne surprise de constater qu'elle était au rez-de-chaussée, à l'arrière du bâtiment, ce qui facilitait sa fuite. Il y avait trois hommes armés devant la porte, elle passa derrière eux sans se faire remarquer, elle usait toujours de cette technique pour sortir de chez elle le soir. Quand elle fut à une distance respectable des gardes, elle prit ses jambes à son cou, se dirigeant vers la maison de ses parents. Elle entra dans la maison, toute essoufflée, Helena, Vahne et Vérala la regardaient d'un air incrédule. « Ne me regardez pas comme ça! C'est gênant. -Que fais tu ici? Gronda Vérala. -Ce sont des hommes, ils me cherchent, ils étaient à l'hôpital, un des guérisseurs allait les faire entrer dans ma chambre, ils ont dit que le roi me voulait parmi les membres de sa cour, mais je ne veux pas moi! -Et tu as raison, l'appuya Vahne, c'est un véritable tyran. Qu'allons nous faire à présent, ils ne vont pas tarder. -Nous allons partir, elle et moi. Déclara Vérala. Vous n'aurez qu'à leur dire que j'étais sa mère adoptive, et que vous me protégiez, ne soyez pas choquée Helena, c'est pour vous que je fais ça, et puis je crois que j'ai de nombreuses choses à lui apprendre... -Quelles choses? Demanda vivement Lybaëlle. -Pas pour le moment jeune fille. Vahne, il nous faut des chevaux, et des provisions. -Je me charge des chevaux, Helena, prépare la nourriture. -Lybaëlle, vas chercher des vêtements chauds et des toiles légères, le voyage va être long. Ajouta Vérala. -Mais où va-t-on? -Plus tard, vite dépêche toi! » Les chevaux furent harnachés, les sac des selles remplis à craquer. Vérala était à cheval tandis que Lybaëlle s'attardait dans les bras de sa mère adoptive. Elle s'en sépara enfin et embrassa Vahne sur la joue. « Prends bien soin d'elle, ourson. Fit-elle en mettant un pied dans l'étrier. -Bien sûr, ma puce, amis fais très attention à toi... Au revoir. -À bientôt! » Ils se quittèrent le plus rapidement possible, les soldats arriveraient d'un moment à l'autre, mais les deux jeune femmes galopaient déjà sur la route qui menait à Tholgor. |
|  | | Dubh Leabhar Admin

Nombre de messages: 66 Age: 16 Localisation: Sur une planète appelée "Terre"... Date d'inscription: 08/05/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Lun 23 Juil - 20:18 | |
| Toujours aussi bien ^^ Je trouve que c'est vraiment très bien écrit, et j'adore vraiment le thème... bref, c'est de nouveau super... Par contre, je tpouve la comparaison avec le cheval un peu forte :p enfin, c'est quand même super !!! J'ai hâte de lire la suite !!! |
|  | | elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Lun 23 Juil - 21:52 | |
| merci beaucoup, et la voilà^^ Chapitre 2: le voyage La nuit tombait lourdement, comme un rideau de velours sur le Royaume. Lybaëlle et Vérala avaient quitté Vraren depuis trois jours, elles avançaient lentement mais sûrement vers leur destination finale, que seule la guérisseuse connaissait. De toutes les choses qu'elle avait dit devoir apprendre à Lybaëlle, elle n'avait rien révélé. À chaque fois que la jeune fille abordait le sujet, Vérala répondait d'un ton qui montrait la fin de la conversation: « Il est trop tôt ». L'oracle trépignait d'impatience, quels secrets allait-elle apprendre? Mais à chaque fois, elle était rembarrée, et cela avait pour conséquence sa bouderie. Vérala restait impassible à tous ces caprices, malgré tous les efforts de Lybaëlle pour chercher la limite à sa patience. Mais elle vidait son esprit, de manière à ce que patience soit infinie. Lybaëlle se dit que ce soir, elle ne poserait pas de question sur ce sujet, elle n'avait aucune chance de gagner. Vérala dévoilerait ses secrets quand la jeune fille sera prête. « Nous allons nous arrêter là, déclara la guérisseuse, attache les chevaux, je vais faire un feu. » Sur ce elle ramassa quelques brindilles bien sèches et deux grosses pierres. Lybaëlle la regardait faire tout en obéissant à son ordre, elle tapait les cailloux entre eux, produisant des étincelles, destinées à allumer ... « Le feu. -Quoi? Euh pardon, escusez moi, mais qu'avez vous dit? -Tu regardais ces silex un drôle de regard, c'est pour allumer le feu. -Oui, je me demandais pourquoi vus utilisiez ces cailloux, ces silex. Vous ne pouvez pas l'allumer en lui demandant tout simplement de s'allumer? -Parce que tu peux le faire, toi? -Bien sûr! Vous ne pouvez pas? -Non, personne ne peut, normalement...Mais tu sembles être un exception...Montre moi donc ce que tu sais faire. -De suite! » Lybaëlle avait hâte de montrer son talent, peut-être que Vérala lui dirait ce qu'elle savait si elle était satisfaite. La jeune fille tendit les mains vers l'emplacement prévu pour le feu, comme si elle voulait le caresser, puis elle marmonna quelques mots incompréhensibles pour la guérisseuse. Quelques secondes plus tard, sur le petits tas de branches mortes, une petite étincelle dansait, se développait. « Grandis maintenant! » Ordonna Lybaëlle au feu, il obéit. Vérala était abasourdie, elle n'en croyait pas ses yeux, un tel pouvoir n'existait pas, sauf si... |
|  | | Dubh Leabhar Admin

Nombre de messages: 66 Age: 16 Localisation: Sur une planète appelée "Terre"... Date d'inscription: 08/05/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Mar 24 Juil - 10:40 | |
| Méeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhhh XS Je veut voir la suiteuh !!!!! Bon, ben faudra attendre...  J'ai vraiment hâte de la lire !!!  |
|  | | elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Mar 24 Juil - 14:03 | |
| merci beaucoup, et pour la peine, voilà la suite...^^ (je suis vraiment contente que ça te plaise) « Lybaëlle. -Oui. -Je crois que tu es prête à recevoir mon enseignement, mais saches que tu auras une décision capitale à prendre à la fin de cette conversation. -Très bien, je vous écoute. Lybaëlle était anxieuse, mais elle avait si hâte de savoir. -Ce que je sais, je l'ai apprit de mon ancien maître, quand j'étais apprentie oracle.C'était le prédécesseur de ton maître, elle s'appellait Fëleal (ça veut dire forêt) et c'était une Demi-elfe. Elle aurait du avoir le destin que je vais te proposer maintenant, mais elle avait peur de la mort, son côté Elfe était trop fort. -Mais les Elfes ne meurent pas, je me trompe? -Pas tout à fait, les Elfes ne connaissent ni maladie, ni viellesse, toutefois, ils peuvent mourir blessés, par le poison, la magie ou le chagrin. Mais laissons ça de côté pour l'instant, ce que j'ai à te révéler est très important. Tu nous avais dit, à tes parents et moi, que le garde venu te chercher avait parlé d'une prophétie. Eh bien, cette prophétie existe vraiment, ce n'est pas une légende, je l'ai moi même entendue, c'était les derniers mots de mon maître...Je vais te la réciter: Une seule äme aura le pouvoir de déterrer les soeurs de la Stënaca, une seule äme aura le pouvoir de contrôler celles qu'elle ne cesse d'appeler, une seule äme aura un jour le Savoir Suprême. Elle seule poura la détrôner, la détruire et l'enfouir dans le Lieu Sacré, car elle sera la seule à pouvoir l'égaler. Aussi vite que le vent fait virvoleter la terre, aussi vite que l'eau éteint le feu, cette äme, l'Elue, arrive.-Mais c'est quoi cette äme? -Vois-tu, ce mot appartient à la langue elfique, il a deux sens interprétables. Le premier de ces sens est le mot de notre langue: « âme », c'est un mot assez transparent. Mais le deuxième sens est beaucoup plus important, il signifie jeune fille de sang-mélé, c'est-à-dire, pour les Elfes: une Demi-elfe. Mon maître n'a eu connaissance de cette prophétie que quand elle venait d'acquérir la place d'oracle de Vraren, comme toi, mais personne n'est venu la chercher... -Peut-être que l'ancien roi ne savait pas pour la prophétie. -C'est aussi ce que je me suis dit, mais ce qui est important à savoir, c'est qu'elle avait des pouvoirs semblables aux tiens. Moins développés tout de même, mais elle comprenait les éléments, elle vivait en eux. -Je ne vis pas en les éléments, c'est eux qui vivent en moi! -Que veux-tu dire par là? -Ils pénètrent dans mon être et je leur commande. J'ai touours fait ça, depuis que je suis toute petite. Mais c'est quoi cette histoire de Stënaca et de Demi-elfe? Je ne vois pas en quoi je suis concernée. -Ce n'est pas bien compliqué, mais c'est une très longue histoire, et il est l'heure de manger. Vas nous chercher de la viande séchée dans le sac, je te raconterai après. » |
|  | | Dubh Leabhar Admin

Nombre de messages: 66 Age: 16 Localisation: Sur une planète appelée "Terre"... Date d'inscription: 08/05/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Mer 25 Juil - 11:40 | |
| roooooooh... pourquoi tu coupes toujours au meilleur moment  Je veux la suiteeeeeeuuuuuuhhhhhhh !!! |
|  | | elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Jeu 26 Juil - 14:07 | |
| ah ah! je sais pas si je la mettraitt...^^ non, c'est pas vrai, la voilà^^ Lybaëlle obéit, elle n'avait pas d'autre choix si elle voulait connaître cette histoire. Elle était réellement intriguée, mais elle ne voyait pas du tout en quoi elle intéressait la garde royale et le roi au sujet de cette prophétie. Elle l'apprendrait sûrement dans quelques instants. Elle prit deux morceaux de viande dans les sacs de selles, ainsi que deux couvertures, puis se rapprocha de nouveau du feu. « Merci, dit Vérala quand la jeune fille lui tendit sa viande et sa couverture. Où j'en étais, ah oui, la Stënaca et son histoire. C'est un récit tellement ancien qu'il ressemble presque à une légende, il est si lointain que seul un Elfes s'en souvient encore. Les Hommes n'étaient pas nés, les jeunes Elfes découvraient encore les secrets de leurs forêts et les Nains s'initiaient aux arts de la forge. Ces deux espèces se haïssaient depuis que les Elfes avaient prit possession des grandes étendues d'arbres, que les Nains considéraient comme la demeure de leurs dieux. Quoiqu'il en soit, un jour, le vent arriva, une véritable tempête, il fut bientôt suivi par de gigantesques vagues, puis des tremblements de terre et enfin, un immense volcan déversa ses flots de lave sur l'actuel Royaume. Ces cataclysmes étaient en réalité la diversion dont avait besoin un peuple des montagnes du Nord pour envahir les terres des Elfes et des Nains. À la tête de cette armée de démons nordiques, un puissant mage noir nommé Rebbek, armé d'un grand bâton de sorcier. -Je n'avais jamais entendu pareille histoire! S'exclama Lybaëlle toute excitée. -C'est à cause de la suite, les deux peuples de l'époques, d'un commun accord ont décidé de ne rien dire aux Humains. -Mais pourquoi vous savez vous, alors? -Mon maître me l'a dit sur son lit de mort, elle m'a fait promettre que je perpétuerai ces secrets pour l'Elue. Bon continuons. Une armée de démons descendait des montagnes, commandés par un affreux magicien ayant pour unique ambition de diriger le monde à sa guise. Les Elfes et leur vue perçantes virent l'envahisseur assez tôt pour contrer l'attaque, dans une petit vallée où le nombre importait peu, c'est la vallée connue aujourd'hui sous le nom de Sgana. Les Nains se joignirent à eux, formant ainsi une improbable alliance, qu’ils nommèrent l'Union. Cette Union l'emporta, tuant Rebbek et récupérant son bâton de sorcier. Sur cette arme, il y avait sept pierres: un diamant, un rubis, un saphir, une émeraude, une améthyste, fragment d'ambre et une magnifique Agathe noire. L'Agathe commandait toutes les autres pierres, qui servaient à commander les éléments et les personnes. Sans l'Agathe, les éléments ne pouvaient être commandés, sans les pierres, le pouvoir est réduit. Cette Agathe fut nommée Stënaca par les Elfes, c'est à dire: Pierre Sacrée Maudite, c'est une traduction littérale. L'Agathe ne se trouvait plus sur le bâton quand l'Union l'a volé, nous supposons que c'est le jeune apprenti de Rebbek , Delecar, qui l'a prise avant de s'enfuir avec les survivants de son espèce. Aujourd'hui, nous savons que cette armée revient, plus forte que jamais. Ce sont... -Les éléments qui l'ont prédit. -Tout à fait, tu as compris. Tu as maintenant cette décision cruciale à prendre, seras-tu l'Elue? -Mais je ne vois vraiment pas en quoi vous pouvez croire que je suis cette Elue! S'énerva Lybaëlle. Je ne suis qu'une petite oracle, pratiquant la magie mineure... -Ce que tu as fait avec le feu, c'est loin d'être de la magie mineure, ni même de la magie supérieure, ton pouvoir est bien plus grand. De toute façon, ce n'est pas une raison pour s'énerver, d'ailleurs pourquoi t'es tu mise en colère? -J'ai peur, bredouilla-t-elle -Pardon? Je n'ai strictement rien entendu. -J'ai peur. Dit Lybaëlle, parlant enfin intelligiblement. -Tu as peur de quoi? -D'être cette Elue et d'avoir une mission si importante à remplir, sauvé le monde d'une horde de démon, c'est un peu beaucoup pour moi là, je suis vraiment désolée. -Mais si tu étais l'Elue, remplirais-tu « ta mission »? -Bien sûr! J'ai peur, mais je ne laisserai pas ces brutes tuer mes parents, mais amis, les autres, le monde que je connais... -C'est bien Lybaëlle. Dors maintenant, demain nous avons beaucoup de route à faire. -Nous allons où? -d'abord à Tholgor, puis à Imlyris, la capitale des Elfes... » Le lendemain arriva bien vite, la nuit s'était passée sans incident. Le réveil fut tout de même dur pour Lybaëlle, qui ne s'était pas remise des révélations de Vérala. Elle ne comprenait toujours pas en quoi la guérisseuse voyait en elle, simple petite oracle de campagne, l'Elue, celle qui délivrera le monde de la puissance de cette Agate. Comme elle l'avait difficilement admit au cour de la soirée, elle avait peur, très peur. Pour tout le village, c'était la plus courageuse de toutes, celle qui affrontait les tempêtes, les ouragans, mais ils devaient, comme Vérala, ignorer son pouvoir, son contrôle des éléments. Quoi de plus naturel de sortir par un temps orageux quand on peut ordonner à la pluie de cesser de tomber, quand on peut obliger le vent à se lever pour faire fuir les nuages... Lybaëlle se détestait en cet instant, elle se sentait lâche, peureuse, « chochotte » comme aurait dit ses amis de Vraren, mais elle sentait que cette prophétie la dépassait totalement, elle en riait presque. « Tu es ridicule de te mettre dans tous tes états pour ça, ce n'es pas toi l'Elue! » ne cessait elle de se répéter mentalement, mais la guérisseuse, elle, semblait persuadée du contraire, et n'arrêtait jamais de lui faire promettre d'accomplir sa mission, sa tâche, son destin. Lybaëlle se disait aussi que si elle était bien l'Elue, sa vie devait consacrée à l'accomplissement de la prophétie. Elle n'était plus sûre d'elle, comme coincée dans une impasse, elle n'avait plus le choix de toute façon. Elle était perdue dans ses pensées « Vas-tu encore rêver longtemps? Nous avons beaucoup de route à faire et le Soleil va se lever dans d'un moment à l'autre, dépêches toi! -Oui Vérala, j'arrive. » Deux secondes plus tard, elle était en selle. Elle ne montait que très rarement à cheval à Vraren, mais elle le faisait bien, Vahne lui avait apprit, il lui disait tout le temps: « Ça risque de d'être utile un jour! », c'était à croire qu'il était au courrant. Après tout, peut-être... « Ce n'est plus l'heure de dormir, jeune fille. -Oh, désolée, je réfléchissait. Que disiez vous? -Nous allons partir au galop, es-tu prête? -Oui, allons y! » Fit-elle en talonnant sa monture. Le galop était son allure préférée, plus rapide et beaucoup plus confortable que le trot, de plus, son cheval était comme un fauteuil, s'était un véritable plaisir. Le vent produit par la vitesse la décoiffait, puis une immense rafale arriva, manquant de la faire basculer en arrière. Elle fonça dans une masse sombre devant elle. « Oh! Pardon, Vérala, je voulais juste un peu plus de vent... -Bon ce n'est pas grave. Laissons ces pauvres bêtes faire une pause. -Elles n'en ont pas besoin. -Comment le sais-tu? -Bah, ça me semble évident, c'est comme si elles me l'avaient dit. -Tu m'étonnera toujours, maintenant, voilà que tu as un don d'empathie. -C'est quoi l'empathie? -Tu ressens les besoins des chevaux, c'est bien ça? -Exactement, j'arrivais pas l'expliquer! -Eh bien, c'est ça le don d'empathie, ressentir ce que les autres ressentent. Tu peux le faire avec les Humains? -Euh, ça ne m'est arrivé qu'une seule fois. Vahne était tellement en colère ce jour là, ça m'a mit hors de moi, je me suis enfermée dans ma chambre pendant trois jours. Pourtant, sa colère n'avait rien à voir avec moi, c'était à cause d'un marchand ambulant un été. -J'aurais du m'en douter, tes pouvoirs sont limités sans les pierres... » Lybaëlle ne se sentait pas capable de répliquer, elle n'en avait pas envie, et puis quoi qu'elle dise, Vérala ne changerait pas d'avis. voilà j'ai corrigé, en fait, j'avais pas relu, désolée.^^
Dernière édition par le Ven 27 Juil - 9:58, édité 1 fois |
|  | | Dubh Leabhar Admin

Nombre de messages: 66 Age: 16 Localisation: Sur une planète appelée "Terre"... Date d'inscription: 08/05/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Jeu 26 Juil - 22:42 | |
| J'ai beaucoup aimé cette partie !!! Seul petit problème, il y a beaucoup de faute... N'hésitez pas à passer ton texte au bonpatron ( http://bonpatron.ca ) avant de le poster. Sinon, même commentaire que d'habitude : vivement la suite  |
|  | | elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Ven 27 Juil - 12:51 | |
| voilà la suite « Nous allons repartir au galop, pas de vent cette fois, attention! » Les chevaux galopaient depuis au moins une heure, dans une forêt étonnamment sombre, quand Lybaëlle s'arrêta. « Maintenant, ils ont besoin d'une pause, et j'ai faim! -Très bien, nous allons nous arrêter dans la prochaine clairière. » Comme promis, Vérala mit pied à terre. La clairière était plutôt agréable: de nombreuses fleurs tapissaient un sol mousseux, une brèche dans le toit de branches laissait apercevoir un ciel bleu, sans nuage. L'air était frais, reposant. Au centre de la petite enclave, une source laissait s'écouler une eau pure et transparente. Ce lieu constituait l'endroit rêvé pour quelques minutes de repos. Lybaëlle remplit leurs gourdes et attacha les chevaux de manière à ce qu'ils puissent s'abreuver, puis elle alla en suite s'asseoir près de la guérisseuse. « Comment va ta jambe? Demanda Vérala -Bien, très bien, je n'ai plus mal. -Tant mieux, car demain nous serons à Tholgor, si nous sommes poursuivies, il nous faudra courir vite, sans penser à nos blessures... » Lybaëlle ne comprit pas, mais elle ne posa aucune question. S'il y avait un quelconque rapport avec cette histoire d'Elue, elle ne s'en sortirait jamais. Elle préféra changer de sujet. « Quand repartons-nous? -Nous allons rester ici cette nuit, nous sommes tout près de Tholgor, mais nous aurons du mal à trouver une chambre dans une auberge convenable à l'heure où nous arriverons. -Très bien, je vais faire un feu... -Non, nous mangerons des biscuits secs ce soir, la garde royale est aussi dans cette forêt, ne prenons pas le risque de nous faire prendre si proches du but. -D'accord » dit Lybaëlle d'un air déçu, elle avait vraiment envie de ses servir de ses pouvoirs, mais l'occasion vint à la tombée de la nuit, la pluie tombait, elle l'arrêta. Puis s'endormit rapidement. Vérala veillait, elle regardait les étoiles apparaître, elles étaient si belles, elles lui rappelaient tant de souvenirs. Son regard se tourna vers Lybaëlle. Elle dormait paisiblement. « Tu comprendra un jour que j'avais raison, tu es l'Elue, mais tu n'en as pas encore conscience. Dors sur tes deux oreilles, pendant qu'il est encore temps.... », Puis se laissa aller à réfléchir à ses propres problèmes. Un bruit terrible retentit, un grognement, un gémissement, réveillant Lybaëlle en sursaut. « Que se passe-t-il? » elle n'eu pas besoin d'entendre la réponse. Au dessus de leurs têtes, une créature tout droit sortir de l'enfer scrutait la noirceur de la forêt. « Fëleala!Coryl ü! Ëpyl Serpelk üd vryl! » La forêt obéit, les arbre grandir, la brèche était fermée, le dragon ne les voyait plus. « Bien joué! Mais ne restons pas ici une minute de plus, le roi te cherche, il fera tout pour te trouver. Partons. Le soleil se lèvera dans deux heures, le dragon de la nuit qui nous poursuivait sera partit, ils ne supportent pas la lumière. » Elles se mirent en selle, galopant à travers la forêt, se retournant toutes les dix minutes pour s'assurer qu'elles n'étaient pas suivies. |
|  | | Dubh Leabhar Admin

Nombre de messages: 66 Age: 16 Localisation: Sur une planète appelée "Terre"... Date d'inscription: 08/05/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Sam 28 Juil - 14:14 | |
| très chouette, comme toujours !!! Rien à redire pour cette partie ! Vite, la suite !!! |
|  | | elbereth

Nombre de messages: 16 Age: 19 Date d'inscription: 20/07/2007
 | Sujet: Re: Lybaëlle Ven 24 Aoû - 0:59 | |
| désolée pour le retard que j'ai prit, mais voilà enfin la suite, c'est le début du chapitre 3 qui ne porte pas de nom pour l'instant, car ije ne l'ai pas encore tapé entièrement (je préfère d'abord écrire sur papier): Un soleil pâle se levait, dévoilant la grande magnificence de la ville. Les mille-et-une tours de Tholgor se dressaient, disparaissaient, puis réapparaissaient au travers de doux et cotonneux nuages, qui ornaient un ciel sombre encore, d'où suintait une rosée timide. Lybaëlle se sentait si petite en pénétrant dans cette cité ancestrale, lieu de centaines de légendes. Elle entra aux côtés de Vérala par une merveilleuse porte, qui semblait haute d'au moins un lieue! Cette porte était décorée de fine dorures, inaltérées par les siècles, qui décrivaient la fondation de la ville par les Anges, ces êtres dont tout le monde connaît l'existence, mais que personne n'a jamais vu. Cette entrée sur la ville était entourée d'épais remparts de marbre, d'un blanc si éclatant qu'il en devenait surnaturel. Les tours de gardes étaient si larges que Lybaëlle les avaient d'abord confondues avec des donjons. La jeune oracle était véritablement émerveillée par l'étrange beauté de la capitale. La rue était immense, et bien bien que ce ne fut que l'aurore, des dizaines de carrosses et charrues circulaient, d'une façon étrange aux yeux de Lybaëlle: il y avait deux files qui ne se croisaient jamais, chacune avançait dans le sens contraire de l'autre, et à chaque gros boulevard, un homme habillé en vert anis faisait la circulation. De chaque côté de ces rues, il y avait un trottoir semblable à celui longeait la jeune fille, derrière Vérala.Sur ses voies de circulations piétonnières, des centaines de de marchands ambulants créaient une atmosphère bruyante, vantant les mérites de leur marchandise, exposée dans d'alléchantes vitrines, aux milliers de passants. Lybaëlle trouvait charmante la manière dont vivait déjà Tholgor en une heure aussi matinale. Des odeurs douces et fruitées qui parvenaient jusqu'aux narines de Lybaëlle lui rappelèrent la faim qui la tenait depuis deux jours, et Vérala la ressentait aussi. La guérisseuse fit stopper sa monture et tira d'un des sac de selle une petite bourse de velours rouge qui semblait bien remplie. Elle s'approcha d'une échoppe de pâtisserie et marchanda les deux brioches qu'elle tenait maintenant dans les mains. Elle en tendit une une à Lybaëlle, qui la dévora sans dire mot. Elles chevauchèrent un moment encore avant de s'arrêter devantune ruelle obscure et silencieuse.Un seul petit standse tenait dans cette impasse, que le jour et la jovialité des habitants semblaient fuir. La jeune guérisseuse mit pied à terre, puis avança vers le commerçant avec un air grave. L'homme parraissait âgé, presque sénile, bien que son visage était camouflé par l'ombre de son chapeau légèrement triangulaire. Ses mains trahissaient son âge. Il était petit, environ deux têtes de moins que Lybaëlle. Il tenait ferment une canne de sa main droite, biscornue, mais taillée dans un bois rare. Il portait des vêtements usés, ceux d'un voyageur: une chemisette grise, autrefois blanche, et un pantalon vert passé qui lui arrivait à mi-chevilles. A ses pieds: des sandales de cuir brun, souples et solides, idéales pour marcher. Vérala s'appuya sur le présentoir, l'homme leva les yeux vers elle. Lybaëlle retint son expression d'étonnement, elle n'avait jamais vu un tel homme. Sa peau était bazanée et son visage présentait deux petits yeux vifs, d'un vert très clair, bridés. La jeune fille ne comprit d'où venait l'étrange personnage que lorsqu'il prit la parole. « Bonjour, dit-il fixant Vérala de ses yeux perçants, Que puis-je faire pour toi, guérisseuse? » Il devait avoir reconnu la robe violette. Sa voix était tremblante, ce qui confortait l'impression de vieillesse qu'avait ressentit Lybaëlle, mais elle était surtout teintée d'un fort accent du sud, qui attestait que sa langue maternelle n'était pas celle du Royaume. Sa prononciation était plus chantante, douce, exotique. « C'est moi, vieux fou! Tu ne reconnais donc pas? -Vérala? s'écria l'homme de sa voix chaude en se jettant dans les bras de la jeune femme.Ça fait si longtemps! Ainsi tu es devenue membre de la guilde des Blancs Magiciens. -Oui, j'ai décider de consacrer ma vie et mon art aux autres. J'ai dédié ma magie à la médecine, à ses secrets encore inconnus. C'est tellement passionnant! -En tout cas, tu as vraiment l'air passionnée, et c'est tout à fait compréhensible. Tes yeux brillent encore de ces mots. -Mais toi Olal, qu'as tu à me raconter? -peu de bonnes, je crains. Le nouveau roi du Vekstan s'aprète à remettre en cause les accord avec le Royaume. Il va mettre fin au Pacte de Non Agression, il prépare la guerre, Vérala, bientôt ça deviendra officiel. Ce sera notre fin à tous... » Lybaëlle écoutait attentivement. Le dénommé Olal venait de confirmer son idée, un vague souvenir d'un cours de géographie il y a quelques années, lui rappella la localisation de se pays, à la frontière sud du Royaume. Elle se mit alors à rêver des étendues vertes remplies de fleuves et de voyages équatoriaux au couer de la forêt vierge Vekstiane. « Qui est ce nouveau roi? -Boldarn, issu de la lignée de Boldavid, il est le fils de son aînée, c'est le cousin du roi défunt Olvar, et par conséquent, son héritier. Malheureusement la branche des rois fous a reprit le dessus. » |
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